Le trail de pignan: mon récit de course

J’avais beaucoup entendu parler des 16 kms du Trail de Pignan, aussi baptisé Le Coulazou. Ce parcours plus technique que les 28 kms du Trail des Sangliers se déroulent une semaine après ce dernier. Amoureux de trail et de découverte, je me suis laissé tenter par l’aventure. Je peux vous dire que je ne l’ai pas regretté.

Un parcours technique, mais agréable

Le samedi précédant le dimanche du trail, des pluies torrentielles se sont déversées dans la région. Le risque d’avoir un sol rempli d’eau a été grand. Mais le temps était au beau fixe avec de la fraicheur et juste ce qu’il faut de soleil. Je commence donc mon trail lentement pour permettre à mon corps de se mettre dans le bain.

Au final, malgré ce départ mesuré, j’évolue bien, le terrain peu mouillé et la présence de gants pour protéger mes mains me donnent un bon coup de fouet. Sans m’en rendre compte, je finis le bitume, et attaque avec d’autres coureurs un monotrace avec de passer devant le premier ravitaillement. Je me sens tellement en forme que j’en oublie de boire lorsqu’on nous tombons sur le ravitaillement à 6 km du départ. Après être entré dans le lit du Coulazou et avoir couru sur des galets, je me sens toujours aussi bien. Il s’agit vraiment de la partie la plus technique du trail de Pignan où il faut monter sur le monotrace. L’un des organisateurs présents me classe 65e.

Puis nous replongeons dans le Coulazou, et franchissons les combes. Je commence à sentir la fatigue pesée sur mes épaules d’autres trailers me dépassent parmi lesquels la 2e féminine. Nous traversons une pinède et je me cale sur le rythme d’autres coureurs qui me semblent bien en jambes. Au deuxième ravitaillement, je prends le temps de boire de l’eau pour reprendre des forces. À deux kilomètres de la fin, je profite de l’air vivifiant des vignes pour avancer et dépasser d’autres coureurs.

Une foison de belles surprises

Le seul point négatif du trail de Pignan aura été un déficit de signalisation qui nous a poussés à perdre du temps en faisant un demi-tour au niveau du DFCI de gauche, car nous avons raté la signalisation qui devait nous montrer le bon chemin.

Les organisateurs du trail se sont montrés assez intelligents. En plus de donner à chaque participant une bouteille de vin, nous avons reçu un bonnet de course par I-run. Joli cadeau pour les trailers qui comme moi n’avait pas forcément pensé à ça. L’organisation du trail a aussi pensé à mettre en place deux points de ravitaillement. Une autre belle surprise, car il évite de devoir se charger en eau.

Je n’ai donc pas eu besoin de prévoir cette surcharge, car les 7 degrés de température permettent au corps de ne pas trop perdre d’eau. Au final, mon GPS affiche 4'25 '' au kilo, une preuve que j’évolue. En plus, je n’ai pas de crampe et j’ai une pêche d’enfer. J’arrive dans le gymnase qui sert de lieu d’arrivée, c’est un lieu parfait pour rester au chaud. Je termine en 1 h 21'23 '' et suis 64e sur 395 finalistes, ce qui me classe parmi les moins de 20 %, il s’agit donc d’une belle surprise qui me remet du baume au cœur.