Le trail des allobroges : mon récit de course

Les Allobroges est un trail de 67 km, il nécessite une préparation particulière et demande au corps de puiser dans ses réserves. Avant de me lancer dans ce challenge de taille, j’ai tout d’abord commencé par me tester sur les 36 km de cette même épreuve. Mais la longueur de l’épreuve n’est pas la seule particularité à prendre en compte. Tous les deux ans, le parcours change, une pression de plus pour moi, même si je me suis préparé sur d’autres trails pour être sur d’affronté ce dernier.

Un départ attrayant

Le départ de Bellevaux à la Chèvrerie se passe plutôt bien, une première montée de 900 m donne l’impression que le trail sera facile. Débuté à 5 h, je profite encore de fraicheur et du lever du soleil pour admirer le panorama. Je suis enchanté par l’ambiance de la course avec les nombreux spectateurs qui nous encouragent et nous scrutent. Je passe le premier ravitaillement sans mal tout en sachant qu’il faudra être plus fort pour terminer le parcours de la chèvrerie.

Après avoir couru dans une boucle qui me fait revenir au ravitaillement, je prends des forces pour affronter une montée très raide. Une fois cette barrière de neige franchie, la route est remplie de caillou. Il faut utiliser les mains pour monter au sommet de la Haute Pointe et ces près de 1950 m d’altitude. Ce départ m’aura pris près de 4 heures et 20 minutes en raison de la boue, de la neige et de toutes les surfaces difficiles à emprunter. Avant de continuer, je m’allège en enlevant mes habits et prends le temps de rester dans le premier peloton.

Une moitié de course technique

Je me rends compte que de nombreux coureurs sont tombés et se sont salis, j’en profite pour remercier ma bonne préparation tout en admirant les autres coureurs qui ont formé de petits groupes au moment où nous montons non loin de la cascade et de la marmite de Diomaz. Au niveau de la montée de pointe de Jotty, je dois un peu forcer pour glaner les 300 mètres qui s’annoncent. Je prends le temps de manger et de boire. Arrivée à Mégevette qui symbolise le 37 km, je reprends des forces et je regarde sur un plan le reste de la course pour me préparer mentalement. Je monte les 750 m qui mènent aux chalets Favier. De temps en temps, je recharge mon corps et en haut de la pointe de Miribel, je prie pour avoir des produits sucrés au ravitaillement. Mais après une longue descente, il n’y’a que de l’eau. Je m’en contente.

Un final éprouvant

Étant un finisher, j’utilise tous les éléments en ma possession comme mes bâtons pour m’aider dans les montées. La gestion de la montée du mont forchat par exemple est très technique et les bénévoles présents au ravitaillement à Très le Mont sont très patient et attentionnés. À Très le Mont pour la première fois je prends le temps de faire une longue pause de dix minutes.

Je prends du ravitaillement et je repars. Après une dernière montée de 500 m entrecoupés de minutes de repos, j’arrive à Bellevaux et son 67 km. J’en ai clairement bavé, mais j’ai adoré me dépenser de cette manière.